Page 54 - delcampe-magazine-39
P. 54
Timbres de France
Gaston Couté, le chantre de la révolte
Gaston Couté, poète beauceron (1880 – 1911), chansonnier libertaire s’est fait le chantre
de la révolte. Jihel, libertaire et anarchiste, comme lui, lui accorde plusieurs cartes. Il re-
prend dans ses légendes le patois paysan souvent utilisé par Gaston Couté. Il s’engage
pour la cause marnaise au départ puis avec l’Aube car ce qu’il dénonce, ce sont les
injustices commises par les Maisons de Champagne envers les vignerons.
Sur la carte et sous le regard des Présidents
du Conseil successifs Aristide Briand et Ernest
Monis, l’engagement de Gaston Couté sous la
bannière de l’anarchie. La Marne représentée par
une demoiselle lui fait les yeux doux. Un rappel
de l’anarchiste Jihel.
Jihel utilise sur la carte, « V’la les pésans qu’ont
fait vendanges … » qui est la première ligne de
la chanson de Gaston Couté « Après les ven-
danges », extraite d’un ensemble de chansons
rassemblées sous le titre « Vent du ch’min ». La
phrase « J’voudrai ben m’foute eun soulé d’vin »
est également extraite de la même chanson.
54 Magazine

